Laos : Luang Prabang et ses lumières

Après une superbe expérience en haut des arbres, c’est sur le Mékong que nous avons décidé de continuer notre chemin, en prenant le bateau pour Luang Prabang. Deux jours nous attendent pour profiter des paysages, lire un peu, faire quelques rencontres … enfin, ça, c’est l’idée que nous nous en faisions car à peine parti, le bateau prend déjà des allures de « Boat Party ». Nous sommes au Laos depuis 3 jours et constatons déjà les dérives du tourisme !

Luang Prabang est une jolie ville ayant conservé une forte influence française suite à l’Indochine, aussi bien dans l’architecture que dans la pâtisserie. Et nous n’allons pas nous en plaindre ! Sandwichs, baguettes, croissants et petits gâteaux nous tentent très vite!
Une petite rue est spécialement dédiée à la street food, où des buffets végétariens sont servis pour 1,5euros l’assiette, alors forcément, nous y faisons un tour, mangeons et profitons de la bonne ambiance qui y règne. Locaux et touristes s’y mélangent. C’est ici que nous tombons sur une petite annonce : une moto Honda Win, immatriculée au Vietnam est à vendre! Et si nous partions au Viet Nam en moto ? L’idée émerge !
Si l’annonce est vieillote, au moins ça nous prouve que c’est possible! Nous nous lançons donc dans les recherches dès le lendemain, faisant le tour des garagistes, demandant par-ci par-là à des locaux que nous rencontrons… Sans succès !

Nous profitons tout de même de la ville et des festivités qui s’y préparent : “Lai Heua Fai” est un festival de Lumières. Chaque temple construit un petit bateau en papier et des lanternes pour éclairer les lieux à la nuit tombante. Les familles laotiennes participent également aux décorations de la ville… et le soir, Luang Prabang s’illumine !
Si nous faisions une petite overdose de temples après la Chine et la Birmanie, le festival nous y redonne goût. Chaque soir nous faisons le tour des nombreux temples, aidant parfois les moines à installer les lanternes et attendant que la magie opère.

Nous n’avions pas prévu de rester à Luang Prabang aussi longtemps. Le jour où nous prévoyons de quitter la ville, nous nous rendons compte que nous n’avons pas fait notre visa pour le Vietnam. La journée commençait mal : en plus de l’oubli du Visa, nous nous faisons virer de notre hôtel nous obligeant à déménager… mais, c’est en cherchant un autre hôtel où passer la nuit que nous tombons sur un petit bijou (enfin, c’est ce qu’on croyait) ! Deux israéliens vendent leurs motos vietnamiennes! Après quelques essais, nous craquons pour l’une d’entre elles…

Le lendemain, nous allons chez le garagiste faire un petit check up complet de notre nouvelle compagne de voyage. Nous pensions en avoir pour une heure, nous y passons la journée : changement des roulements avants, du moyeux arrière et du carburateur, réparation des phares et clignotants, réglage des freins et de la chaine, vidange… c’est tout un cours de mécanique que nous avons en live ! Nous lui demandons d’installer le rack pour les bagages, si possible quelques choses de costaud pouvant supporter nos deux gros sacs… Après, une petite opération chirurgicale, le garagiste nous montre la moto :  « Titigouttegoutte », tout le monde se marre; nous aussi, même si nous n’avons pas compris !

Nous restons deux jours de plus pour nous familiariser avec “Titigouttegoutte” (du coup, c’est son petit nom) et visitons ainsi les alentours de la ville : Cascades, villages environnants et points de vue… La saga Titigouttegoutte peut commencer!

2 reflexions sur “Laos : Luang Prabang et ses lumières

  1. Thierry

    Bonjour a vous Deux,

    J’avais un épisode de retard mais me voila dans le bon wagon a nouveau 😉

    Les Gibbons et les cabanes étaient surement synonymes de dépaysement garanti.

    L’aventure se poursuit en 2 roues désormais ? Besoin d’encore plus de liberté ? 😉
    Me voila alors encore plus accroché a vos aventures si dorénavant vous voyagez a 3. Welcome Titigouttegoutte. Je n’ai jamais donné de surnom a ma monture personnellement mais la votre devient un compagnon de route avec ses bonnes et mauvaises humeurs 😉

    Enjoy !
    Thierry

    1. Antoine&Aurore Auteur de l'article

      C’est exactement ça, on s’habitue au vagabondage et on a besoin de toujours plus de liberté. Le problème des bus, c’est que l’on s’arrête uniquement dans les villes (souvent touristiques en plus). Le stop, c’est top mais dans le nord du Laos, ça devenait compliqué : peu de voitures à l’horizon! 🙂

      Je ne savais pas que tu étais un motard, encore un talent que tu nous avais caché! 🙂

      Ca nous fait toujours plaisir tes petits commentaires. 🙂

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