Le Sichuan : Sur la route du Tibet !

Sichuan

Cette fois-ci, nous avons le saint Graal dans les mains : deux billets « Hard Sleep » (train couchettes) de Xi’an à Chengdu, les deux dernières places !

Beaucoup nous envient d’avoir obtenu ces billets à la dernière minute… avec les vacances scolaires, c’est quasi mission impossible !

Et pour 14h de train, autant les passer à dormir.

Bien reposés, nous commençons le début de notre périple vers le Tibet à Chengdu, ville principale du Sichuan. Nous sommes prévenus, la nourriture est très épicée dans cette région. Nous utilisons donc, dès le premier repas, la fameuse formule « buyaola » (= pas épicé) pour passer commande. Bon … c’est effectivement peu épicé, mais en guise de repas, nous avons un thé ! Il faudrait que nous apprenions à lire le chinois maintenant !!

Cette étape est l’occasion de passer du temps avec Yiou, notre premier couchsurfeur chinois avec qui nous partageons la spécialité culinaire de la région : le Hot Pot, sorte de fondue dans un bouillon épicé (forcément). C’est également le moment de partir à la rencontre des pandas géants. Nous n’avons pas pu nous résignés à faire nos touristes “Et comme mademoiselle a accepté de se lever aux aurores, nous avons pu les observer manger des bambous en guise de petit dej dans une relative tranquillité” (Antoine).

Chengdu est agréable avec ses nombreux parcs mais ça reste une ville démesurée : 14 millions d’habitants, grands axes routiers, géant de la distribution… Nous partons rapidement vers la petite bourgade de Liu Jiang pour s’éloigner de cette effervescence. Finalement, Liu Jiang ressemble un peu au Touquet : charmante petite ville mais bondée de touristes, surtout un samedi ensoleillé ! Forcément tous les hôtels sont pris d’assaut. Nous trouvons une petite dame dans une rue excentrée proposant des chambres sommaires au black pour pas chère: Deal !

Randonnées dans les envions et petites baignades dans la rivière (eau à 25° quand même) pour nous mettre en jambe pour la suite (à découvrir sous cette série de photos)…

Jusqu’à présent, nous n’étions pas vraiment sur la route du Tibet … mais nous nous y approchons !

Malheureusement, entrer au Tibet est compliqué et onéreux. Une autorisation spéciale (payante) doit nous être délivrée et un guide doit nous accompagner. Mais le Tibet historique est bien plus grand que le Tibet actuel et l’on peut aisément s’approcher de la culture Tibétaine sans en avoir les contraintes.

Nous nous dirigeons donc vers Kangding pour une petite acclimatation à l’altitude (2500m), puis Litang (4000m) où nous n’avons clairement plus l’impression d’être en Chine. Les visages sont bien différents de ce que nous avons pu voir : “Si je trouve qu’ils ressemblent un peu à des indiens, Aurore les compare davantage à des Cow Boys avec leur chapeau. On vous laisse faire un mix des deux!” Nous rencontrons également pour la première fois des moines tibétains, bien loin d’être reclus dans leur monastère (basket Nike et smartphone dernière génération). Les paysages traversés en bus ou sillonnés à pied nous laissent sans voix. Nous sommes surpris par les énormes plateaux à 4000 m d’altitude. S’il n’y avait pas les effets dus au manque d’oxygène (un peu shootés au début), nous n’imaginerions pas que les pics nous faisant face sont parfois à plus de 6000m.

Nous avons la chance d’être accueillis dans une famille tibétaine le temps d’une fête. Nous partageons avec eux un repas (dumpling et thé au lait de Yak) et quelques sourires à défaut de pouvoir communiquer davantage ;“J’essaye également tant bien que mal de me mêler à leur dance, mais il faut avouer que je n’étais pas vraiment synchro… la preuve plus bas en image ^^ ” (Aurore)  

Nous partageons ces moments avec deux israéliens (Imalde et Léo, en voyage de noce), rencontrés un peu par hasard : Perdus tous les 4 dans la montagne surplombant Kangding, nous avons été contraints de redescendre à travers les broussailles ensemble…  forcément, ça tisse des liens !

Après avoir bien profité des paysages Tibétains, il est temps de continuer vers le Sud. Nous tentons notre chance en stop tandis que nos deux amis prennent le bus ! Quand nous expliquons aux locaux notre idée, ça les fait bien rire : notre destination est à 5h de Litang sur une route défoncée, peu de gens passe par là! Nous comptons sur notre bonne étoile ….

Au final, 45 minutes auront suffit à trouver notre super 4×4 tout confort et … nous arriverons même avant le bus !

6 reflexions sur “Le Sichuan : Sur la route du Tibet !

  1. lopar

    Superbes photos comme d’habitude 🙂 C’est amusant comme certaines de Sichuan font un peu penser à des paysages alpins avec de belles couleurs vives.

    Je note quand même qu’il manque l’habituelle photo trompe-l’œil et/ou peu débile qui fait tout le charme du voyage 😛 Genre l’un géant et l’autre minuscule ou le vent qui souffle fort 😉

    Ant: question technique, pas trop difficile à faire l’édition de photos et la rédaction du blog niveau élec et internet ? De même niveau VPN, ça marche ou ça pamarche ? 🙂

    1. Antoine&Aurore Auteur de l'article

      Merci. 🙂 On en a des photos un peu débiles mais on s’est dit que vous alliez en avoir marre de nous voir sauter un peu partout. :p

      Sinon pour la technique, l’édition de photo, ça passe très bien sur un 11pouces, pas de soucis (c’est plus l’espace mémoire qui va commencer à être short au bout de quelques mois je pense..). La connexion internet, c’était bien la merde en Chine mais alors en Birmanie c’est encore pire.

      Du coup on s’organise un peu on prépare les photos compressées et le texte et dès qu’on a un wifi fonctionnel, on balance l’article (on a quand même 1 à 2 semaines de retard :p).

      Pour le VPN, ça marche rarement vu que les connexions sont vraiment nazes ici, c’est souvent impossible d’initialiser la connexion.

      Bref pour le moment tout roule!

      Des bisous à la team.

      1. lopar

        Héhé 🙂 Je m’en doutais un peu pour le VPN. Pas surpris pour la Chine par rapport à la Birmanie, après tout, faut bien les faire fonctionner ces iphones et huawei…

        Je transmettrai les bisous à la team 🙂

    1. Antoine&Aurore Auteur de l'article

      Non, les pandas ne sont pas vraiment en liberté. C’était dans un centre de recherche, ils ont un grand enclos pour 2 à 3 pandas. Les voir à l’état sauvage est quasiment impossible, même dans des parcs nationaux.

      Et non, c’était un massage chinois… enfin, c’est ce que nous avons compris. On ne peut pas dire que c’était hyper agréable mais une fois sortis, on se sentait plutôt bien !

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