Myanmar : Un pays propice aux rencontres ! (Part 1)

Après la chine, nous partons donc à la découverte d’une nouvelle culture… Myanmar !

Nous arrivons à Yangon sous une pluie battante ! Septembre fait encore partie de la saison des pluies et nous n’y coupons pas !

Nous comprenons rapidement que nous devons changer nos repères : les Kyats se comptent en milliers (1euros = 1350 Kyats) et l’alphabet est différent de tout ce que nous avons pu voir ! Même les nombres sont écrits différemment : nous avons mis un certain temps à le comprendre en attendant le bus :
« Tu vois un numéro du bus toi ?? »
« non, on verra bien, peut-être sur le prochain ! »

Plusieurs bus sont passés avant qu’il nous vienne l’idée de demander 🙂

Après avoir réussi l’épreuve du bus, nous déambulons dans le downtown ! Nous sommes à peine arrivés et déjà frappés par le sourire des birmans et leur gentillesse. Les trombes d’eau ne minent nullement leur moral; ils continuent à vivre dans la rue,  toujours en tong (quasiment les pieds dans l’eau) et un sourire de bienvenu dès qu’ils nous croisent. Nous mangeons dans la rue pour quelques euros (plutôt fameux, quoi qu’un peu gras ! Tout est frit : les crêpes, les bananes, les nouilles, le riz, les légumes … )

L’architecture à Yangon conserve quelques traces de l’ancienne colonie anglaise, l’indépendance du pays n’ayant eu lieu qu’en 1948 (laissant ensuite place à la junte dans les année 60s…)! Nombreux sont les bâtiments qui semblent laissés à l’abandon, la végétation reprenant ses droits sur ces immeubles d’une autre époque. Nous découvrons également les premières pagodes au style Birman… nous en verrons bien d’autres pendant notre séjour.

Pour un peu plus d’authenticité, nous partons non loin de Yangon, dans un petit village du nom de Dala, récemment ouverts aux touristes. C’est l’occasion pour nous de découvrir des petits villages, dont les maisons en bambou sont sur pilotis… mais sous la pluie, ça perd un peu de son charme !

Pour trouver un peu de soleil, Cap au nord. Nous nous arrêtons un court instant à Nyi Py Daw, fameuse capitale bâtis par le gouvernement militaire mais désertée par toute une nation. Nous partons, nos gros sacs sur le dos, à la découverte de cette ville disproportionnée et vide, qui nous vaut quelques scènes insolites : une dizaine de chiens dormant sur un boulevard de 14 voies (là où 2 voies suffiraient), une course poursuite d’un chien voleur par des flics en moto et un petit combat pas comme les autres (à vous de juger!) :

Nyi Py Daw nous a semblé un bon point de départ pour faire du stop! Et oui, il est possible de faire du Stop en Birmanie et croyez nous, il n’y a rien de plus simple !!

Après avoir pris 7 voitures (que nous avons enchainées), nous arrivons à Meiktila. Nous y avons repéré un moine couchsurfeur. Il ne peut certes pas nous héberger dû à quelques problèmes avec l’immigration, mais nous indique un autre monastère non loin où nous pouvons dormir quelques nuits. Nous passons tout de même la journée avec lui et ses amis (étudiants) souhaitant parler anglais et  assistons à deux cours d’anglais dispensés par un moine. Il faut avouer que notre vision de la vie monastique a quelque peu changé. Nous dormons en effet dans la « salle télé » où films à l’eau de rose et matchs de catch sont diffusés devant quelques moines assis en tailleur. Cela ne nous semble pas très rigide comme enseignement et d’un autre coté, un moine n’hésitera pas à nous réveiller en pleine nuit car nous dormons la tête tournée du mauvais coté. Sachez-le, les bouddhistes dorment la tête à l’Est ou au Sud (comme Bouddha, sous l’arbre Bodhi – arbre de l’illumination)…

Toujours en stop, nous rejoignons Kalaw pour le fameux Trek vers le Lac Inle. Difficile le faire en indépendant car aucune cartographie de la région n’est disponible et les sentiers ne sont pas balisés. Un jeune guide, surnommé Redon, nous accompagne donc pendant ces 3 jours. Il connait parfaitement la région et nous fait prendre des petits chemins détournés pour éviter de nous retrouver entre occidentaux. Redon nous fait passer à travers les rizières, les plantations de thé, la forêt, les champs de maïs… même les rails de chemin de fer font office de sentier ! Nous traversons des petits villages vivant de diverses cultures, faites à l’ancienne : les femmes, enfants sur le dos, récoltent quand les hommes labourent la terre. La pépite pour la fin : nous arrivons au sud du lac Inle ! Nous remontons donc le lac en barque à moteur et traversons des villages suspendus sur l’eau ! C’est magique mais aussi très touristique … et pour nous faire plaisir, des « faux » pécheurs prennent la pose pour la photo souvenir !

Au bord du lac, nous faisons la connaissance de Swe Swe, gérante d’un restaurant « French Touch » ! Elle nous fait découvrir son quotidien, nous invite à la suivre en vélo pour une petite visite des alentours et nous emmène voir un coucher de soleil (malheureusement trop nuageux) accompagné d’un petit verre de vin local. Et parce qu’elle tient un restaurant français, nous avons le droit de gouter en exclusivité la prochaine nouveauté sur la carte : des Profiteroles. Nous n’allions pas refuser !!

Ce que nous retiendrons de ces premières semaines ? Wahou !!!

Les paysages verdoyants, les monuments éblouissants, et les gens …. Surtout les gens avec leur gentillesse et leur sourire communicatif ! Les joyeux « Mingalabar » (bonjour) ou « Tatar » (au revoir) lancés par les enfants lorsqu’ils nous voient, accompagnés, parfois d’un signe de main et toujours d’un grand sourire ! Leur phrase mythique pour briser la glace : « Where you go ? » ou « Where are your country ? » dans un anglais parfois approximatif mais qui suffit amplement pour dialoguer !

6 reflexions sur “Myanmar : Un pays propice aux rencontres ! (Part 1)

  1. Thierry

    Mais qu’est-ce j’attends pour plier mes bagages et partir a pied, a cheval, en velo, en moto peu importe !

    Suivre vos traces 😉

    Bon chemin et bonne balade

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